Silvio Bove (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Sorbonne Université)
L’objectif général de sa thèse est l’étude d’équations aux dérivées partielles posées dans des domaines présentant une géométrie fortement oscillante et en présence de données peu régulières, typiquement un second membre dans l’espace L1. Cette combinaison génère des difficultés analytiques importantes, car ni la régularité classique des solutions faibles ni les outils énergétiques usuels ne sont immédiatement disponibles. L’analyse requiert alors l’utilisation de la notion de solution renormalisée, introduite par DiPerna et Lions pour les équations de transport et adaptée au cadre elliptique et parabolique par Boccardo, Gallouët, Murat, Blanchard et al. Sa thèse s’inscrit dans ce cadre fonctionnel, en le combinant avec des techniques issues de l’homogénéisation dans des milieux hétérogènes complexes.
Aurélie Chapron (Laboratoire de Mathématiques Raphaël Salem, Université de Rouen Normandie)
Après avoir fait ses études de Mathématiques à l’Université de Rouen, Aurélie a effectué un doctorat co-encadré avec l’Université Paris Nanterre sur les mosaïques de Poisson-Voronoï sur une variété riemannienne, dont le but était d’explorer le lien entre les propriétés de la mosaïques de Voronoï (aire moyenne, nombre moyen de sommets...) et les caractéristiques géométriques de la variété (courbures). Cette thèse, et sa recherche en général, s’inscrivent dans le domaine de la géométrie aléatoire, qui consiste en l’étude des propriétés statistiques d’objets géométriques construits à partir de points tirés « au hasard ».

Emilie Falourd (Laboratoire Georges Friedel, Centre SPIN, EMSE)
Je suis doctorante en mathématiques appliquées et traitement de l’image à Mines Saint-Étienne. Diplômée d’un master en analyse, équations aux dérivées partielles et physique mathématique de la LMU Munich, je travaille sur la modélisation et la caractérisation géométrique et topologique de microstructures aléatoires, en particulier à l’aide des fonctionnelles et tenseurs de Minkowski, dans des modèles fondés sur des champs d’excursion gaussiens ou quasi-gaussiens. Mes recherches visent spécifiquement à établir des liens entre ces descripteurs, la morphologie de matériaux poreux, leur évolution dynamique et l’apparition de défauts structurels, notamment dans le contexte des piles à combustible.
Charles Manière (CRISMAT, ENSICAEN, CNRS, Université Caen Normandie)
Charles Manière completed his PhD at the University of Toulouse specializing in the modeling of Spark Plasma Sintering. From 2016 to 2018 he completed a 2 year PostDoc at San Diego State University. During this PostDoc, Charles developed advanced multiphysics models for microwaves sintering, flash sintering, and additive manufacturing. In 2018, he succeeded in the selective entry of the CNRS and started his current position as a CNRS researcher at the CRISMAT laboratory (Normandie Université) where he is developing his activity in sintering and 3D printing. In 2018, he obtained the Habilitation à Diriger des Recherches (HDR) and was awarded the CNRS Bronze Medal in November 2025. He is the author of 91 scientific publications (1,863 citations) with an h-index of 24. His research interests focus greatly on the muliphysics simulation of sintering but are also strongly interconnected with ceramic 3D printing techniques such as direct ink writing, stereolithography, field assisted sintering and formulation, as well as various simulation developments like the assessment of physical parameters and machine learning. His research interests are also particularly focused on bridging 3D printing and sintering, in particular with ultra-fast sintering and processing, lattice structures, debinding issues, deformations, and sintering mechanisms.
